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Le village de Fleurey-sur-Ouche recèle un patrimoine naturel, historique, archéologique et industriel de grande qualité.

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Communauté de Communes de la Vallée de l'Ouche

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La fontaine -

(620 mots dans ce texte ) -  lu : 11401 Fois


La

L'eau sur l'évier est arrivée assez tard au village, nous , de la famille Maillot Frédéric , le Boucher éleveur, qui fut plusieurs fois maire du village, avions un petit logement derriere la pharmacie, qui a l'époque était justement la boucherie Maillot. En face la fontaine, il y avait La Charcuterie, avec une sévère concurrence, même au niveau des chiens, qui souvent se faisaient la guerre.

A l'angle, la petite maison ou est (encore?) le bureau de tabac, était une épicerie, et l'épicière faisait également office de coiffeur du temps de mon père, André Maillot, ne en 1905.

Elle pratiquait la coupe au bol, avec un vrai bol, chez les petiots qui étaient assez terrifiés. Ceux-la se vengeaient en mettant des petards dans le tuyau de son évier qui coulait directe dans la rue... plus tard, quand j'étais petite, les regards de la "charcutière" et ceux de la "bouchère" étaient souvent chargés de beaucoup d'électricité.
Cette fontaine, je ne sais ce qu'est devenue la partie en bronze, style Louis-Philippe, mais les pierres du bassin ont été balancées dans l'Ouche pour faire une sorte de remblai à gauche en descendant le long du pont de la rivière.(dommage). Bien des fois, gamine, j'ai été remplir les arrosoirs pour avoir de l'eau à la maison, vers les années cinquante.

Les vaches et les chevaux s'y abreuvaient, et le trop-plein était plutôt glissant et gadouilleux quand ce n'était pas plein de bouses, il fallait faire attention ou l'on mettait les pieds.

laplace.jpg

Droit en face, la maison de l'épicière/coiffeuse...peut-être qu'un jour son surnom me reviendra ! Dans la cave, il y avait une pierre spéciale pour conserver les meules de Comte . Savez-vous qu'il y avait, puisqu'il y avait des carrières, de fameux tailleurs de pierre ? ainsi, dans cette petite maison, qui m'a appartenu un temps, j'ai pu m'émerveiller des cloisonnages et de l'évier si bien faits, et aussi , tenez-vous bien , des tomettes merveilleusement rustiques de la chambre à l'étage, ou l'on pouvait lire, en creux, la patte d'un chien moyen et quelque patte de poule.
Il y avait une carrière d'argile, sur le territoire de Fleurey , mais qui n'était plus en activité depuis bien longtemps, mais que mon père m'a montrée.

J'ai essayé quelques cuissons au temps où j'étais aux Beaux-Arts , surtout avec de la terre -magnifique teinte rouge pourpre- qui donnait une fois cuite un très bel orange clair presque vermillon, mais malheureusement j'ai dû abandonner car il y avait trop de grains de calcite qui finissaient par exploser en se réhydratant.

A propos de la maison d'en face, en haut du pignon, il y avait un cadran solaire, que l'on devine à peine.
Quand la maison a été ravalée , cela malgré qu'elle soit frappée d'alignement à l'époque, ce cadran, qui n'avait plus d'aiguille, a été recouvert par le crépi. Treilles.
A ce que je vois, il y en avait partout. Je vois encore les murs tout bleus du sulfatage.
Dans un de nos jardins, celui en face l'église et qui avait un mur d'abeilles, sur ce mur,

treille.jpg
Treilles

 il y avait une treille de chasselas blanc. La tradition familiale voulait que l'on vendange en laissant un long morceau de sarment et que l'on suspende les grappes le long d'une poutre dans une pièce non chauffee (que dis-je, bien sûr, a l'époque on ne chauffait guère !) -et que l'on déguste ce fameux (!) raisin,

Vers la Noël , un peu ratatine, et pas du tout passerille, pour tout dire assez infâme...pas du tout comme les quelques grumes grappillées dans les vignes en montant Cocheron,
après les premières gelées d'automne, en chassant la grive,qui celles-la étaient exquises, avec leur goût de liberté !