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Le village de Fleurey-sur-Ouche recèle un patrimoine naturel, historique, archéologique et industriel de grande qualité.

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Le Phylloxéra -

(1041 mots dans ce texte ) -  lu : 7008 Fois


 

Le Phylloxéra

 

 

L'évolution des superficies plantées en vigne à Fleurey montre une diminution de celles-ci entre 1900 et 1902. Cette chute enregistrée sur l'ensemble du vignoble français fait suite à une période d'expansion sans précédent durant la première moitié du 19e siècle. Cet "âge d'or" s'est ainsi brutalement interrompu suite à la destruction quasi totale du vignoble par un puceron venu des Etats-Unis : le Phylloxéra. Cet insecte dont nous avons tous entendu parler tant son impact fut catastrophique s'attaque au système racinaire des plants de vigne et entraîne une mort lente de la plante. Signalé dès 1863 dans le Rhône, sa propagation s'est lentement fait sentir partout et aucune région viticole n'y a échappé. 

Afin de lutter contre ce véritable drame national, l'Etat promit de fortes récompenses à qui découvrirait un remède. Deux techniques de luttes furent développées. Le traitement au sulfure de carbone ou sulfocarbonate de potassium était efficace mais malheureusement très coûteux. Il fallait en effet traiter chaque pied avec un pal injecteur (sorte de grande seringue en cuivre qui orne encore les murs de certaines caves ou musées du vin, objet de fréquentes questions de concours !). Le second remède, lui aussi efficace, ne pouvait être utilisé que dans certaines régions, il consistait en une submersion hivernale des vignes pendant le cycle de reproduction de l'insecte.

Cette technique eut une conséquence néfaste sur la qualité des productions car elle ne pouvait être utilisée que sur les terres humides, dans les basses plaines ou vallées fluviales au détriment des coteaux et terrasses. Beaucoup des meilleures terres à vigne perdirent leurs plantations de vigne, parfois sans qu'aucune reconquête n'ait vu le jour jusqu'à maintenant. Le déclin du vignoble de la commune est directement lié à cette crise phylloxérique, les superficies plantées passant en quelques années de 70 à 30 ha.

La reconstitution du vignoble devint possible par l'utilisation des souches américaines résistantes à l'insecte. Deux voies furent suivies : l'hybridation et le greffage. L'hybridation permit de créer des variétés-greffons nouvelles alliant la qualité des raisins des cépages traditionnels à la résistance au phylloxéra d'autres souches. Ces hybrides producteurs directs eurent un grand succès pendant la première moitié du 20e siècle bien qu'ils n'aient jamais été reconnus satisfaisants en qualité. En 1956, ils représentent la quasi totalité des plants utilisés sur la commune. 

La mise en place des plants greffés permit quant à elle une reconquête plus lente mais plus qualitative du vignoble. L'utilisation des Vitis vinifera dans leurs variétés nobles (pinot, chardonnay, aligoté,...) greffés sur des porte-greffes résistants au phylloxéra est encore à ce jour la solution la plus rationnelle pour allier production et qualité.

Villes et villages touchés par le phylloxéra.

1878     Meursault - Dijon

1879     Aloxe - Beaune - Chassagne - Pommard Puligny - Savigny - Serrigny - Nolay - Corgoloin.

1880     Chambolle

1881     Chorey - Premeaux - Gevrey - Morey - Nantoux.

1882     Monthelie - Pernand Vergelesses - Nuits Vosne - Vougeot.

1883     Comblanchien - Nolay.

1884     Ahuy - Magny les Villers

1885     Santenay - Chenove - Brochon - Fontaine - Marsannay Talant - Arcenant - Chevannes - Curtil-Vergy

Villers la Paye

1886     La Rochepot.

Le 14 octobre 1889, un syndicat est constitué à Fleurey sur Ouche pour lutter contre le phylloxéra. Il est conduit par M. RAVIOT Louis et 17 adhérents le constituent pour protéger 14 hectares de vigne.

 

 

Brenet-Raoul

1,62 ha Mathey Eugène 0,17 ha

Bruiltet-Boudrot

0,68 ha Picard Alexandre 0,56 ha

Carillon-Grée

0,25 ha Pouffier Léon 1,37 ha
Bruiltet-Bruiltet 3,70 ha Raviot Louis 0,49 ha
Bruiltet-Garop 0,73 ha Rouette-Bonnevie 0,25 ha

Clerget-Jovignot

0,95 ha Toulouse-Potier 0,52 ha

Dellery-Maillot

0,11 ha Tuillot-Zambrun 0,42 ha

Dellery-Millot

0,72 ha Varrache Julien 0,98 ha

Lignier Auguste

0,58 ha    

 

 

 

 

 

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