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Communauté de Communes de la Vallée de l'Ouche

Index / PATRIMOINE / Les vignes

La vigne à Fleurey -

(661 mots dans ce texte ) -  lu : 10868 Fois


 

La vigne à Fleurey 

 

 

La maison dans les vignes

 

Lors du remembrement du village, devenu indispensable en raison des nouveaux modes de culture, de nombreuses parcelles situées sur le versant sud du Cocheron se trouvèrent réunies. Ces parcelles étaient exploitées par de nombreuses familles du village qui entretenaient ainsi les pieds légués par leurs ancêtres. Les Vignes Blanches, la Grapine, rappellent leur destination. L'exposition Est Sud-Est, très favorable laissait espérer une récolte abondante, à condition que le gel, les oiseaux, ou toute autre calamité ne supprime la vendange.

Naturellement, aucune vigne ne subsistait lors du remembrement, en raison de la qualité discutable du breuvage obtenu, et, surtout de la difficulté d'entretien, des soins laborieux qui avaient réduit en friches couvertes de ronces, un territoire important de la commune, pourtant remarquablement exposé. Dans le but de renouer avec un passé révolu, un obstiné s'est acharné à planter une vigne, vers 1967, avec l'aide d'un Monsieur, un Homme, Gabriel Taillandier. Les plants acquis à Gevrey furent enfouis après large fumure. Un jeune, Gérard Grée, frais émoulu du lycée viticole de Beaune, surveilla de près la taille, et, en 1971, le Clos de la Grapine produisit 35 litres d'un liquide très engageant, mais redoutable à la dégustation. Nous avions cependant un pressoir et le savoir de notre ami du lycée. C'est en 1972 que furent capsulées environ 200 bouteilles d'un vin très acceptable qui fut soumis aux appréciations des amateurs.

Le résultat ne fut pas décevant, courtoisie oblige, mais n'incita pas les exploitants à augmenter la surface cultivée, d'autant plus que les blaireaux du cru (sic), ayant apprécié le goût du raisin contraignirent à la création d'une clôture dissuasive. Et puis, les travaux de piochage, de sulfatage, de fumure, d'entretien, de taille, d'effeuillage, aussi pénibles que rebutants, découragèrent. Le temps où le fumier était porté à dos d'homme dans des hottes était révolu. Les plants périclitèrent, puis, petit à petit disparurent. Quelques ceps subsistent, ultimes témoins de la dernière vigne de Fleurey.

Située près de la Croix Saint-Pierre, dans le prolongement de la rue du même nom, la petite maison surprend par son éloignement du village. Une pierre encastrée dans le mur porte l'inscription "P1808 C". Jusque dans les années 40, cette maison était entourée de vignes et d'arbres fruitiers. Le premier cadastre de Fleurey-sur-Ouche, établi en 1813, la recense sous le n° 538, au lieu-dit Les Monottes, comme une maison rurale de 40 m2 appartenant à Monsieur Pierre Chary. On peut donc penser que c'est ce dernier qui l'a construite en 1808. Dans quel but ? Pour un usage occasionnel au moment des travaux dans les vignes ? pour stocker du matériel ? en tant qu'habitation principale ? L'importance de la maison, la qualité de la construction, la présence d'une cheminée et d'une sorte d'étage avec des ouvertures plaident pour la possibilité d'une occupation constante. Cependant, M. Chary avait, à proximité, une surface conséquente en vignes ; or, la maison ne possède pas la cave ou le cellier nécessaire à une maison   de  vigneron.   Les   travaux viticoles  demandaient,  encore  plus qu'aujourd'hui, de nombreuses heures de travail ;  une cabotte, devenue ici petite maison avec chauffage et sans doute un   couchage,   permettait  de travailler plusieurs jours d'affilée sans avoir à redescendre au village. Telle est   probablement   la raison de l'existence de la "cabioute" de la Croix Saint-Pierre.

Liste des propriétaires uccessifs :

Entre 1808 et 1926: Pierre Chary ; Jean Baptiste Chary-Dard ; Pierre Gilbert Maillot-Chary ;

Puis de 1926 à 1970: Jules Grée Maillot de 1926 à 1939 ; Roger Grée Pitié de 1939 à 1970 ;

En 1970, a lieu le emembrement ; c'est Monsieur Armand Lefol Fagotet  qui reçoit dans son lot la maison et les parcelles   voisines. Peu de temps après l'ensemble est revendu à Monsieur Jacques Courthaudon, actuel propriétaire.

 

La dernière vigne de Fleurey

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