Les Borbeteils
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Communauté de Communes de la Vallée de l'Ouche

Fleurey-sur-Ouche : Par Guy Pierre Surdon

Toi, Dijonnais, qui vit au rythme du Vélodi, rêve d’un Lapierre pour remplacer ton vieux biclou, et apprécie le vélotourisme à condition que ce soit plat et avec le chant des zoiseaux pour accompagner tes coups de pédale, Au cœur des communes t’emmène au nirvana des cyclistes : Fleurey-sur-Ouche !

Cœur des communes

La chronique qui t’emmène au-delà de la LINO !

Par Guy-Pierre Surdon (alias GPS)

A un quart d’heure de Dijon (en voiture) cette commune est la petite reine de la vallée grâce à la voie verte qui longe le canal de Bourgogne (lui-même traversant ladite commune, tu suis?) et puisqu’on parle de petite reine, sache qu’ici il est rare qu’une minute passe sans qu’un vélo ne passe lui aussi. C’est bien simple, on se croirait dans une chanson d’Yves Montand sauf qu’il n’y a pas Paulette mais Pascale Gallion, maire depuis 2008 et visiblement très éprise de sa commune… Il faut l’entendre en vanter le dynamisme, celui de ses 16 associations dont une MJC du tonnerre et une société savante, l’Hipaf, à peu près incollable sur l’histoire de Fleurey-sur-Ouche et son patrimoine. Car la petite commune d’environ 1250 habitants possède monuments, belles demeures et personnages célèbres qui en font un petit bijou des rives de l’Ouche !

photoPascale.JPG

De Florus à Fleurey

Passons sur l’habitation préhistorique pour nous retrouver à l’époque gallo-romaine où des villæ sont construites sur le site, dont l’une, appartenant à un certain Florus, aurait donné son nom à la commune. Au moyen-âge, l’église Saint-Jean Baptiste (reconstruite à la fin du XIIème siècle et au début du XIIIème siècle sur les vestiges d’une nécropole mérovingienne) laisse entrevoir à l’intérieur les fondations des constructions antérieures mais surtout un riche mobilier qui, que l’on soit croyant ou non, font naître de légitimes émotions, esthétiques et/ou sacrées, coche la case adéquate… Ainsi cette dalle funéraire magnifiquement gravée à l’effigie de Jehan Moreley, notaire royal, qui dans un phylactère (la bande dessinée n’a rien inventé) adresse cette supplique : « Ô Mère de Dieu, je m’en remets à toi ». Plus loin, un triptyque copie d’un maître (Simon Vouet, célèbre artiste français sous Louis XIII) représente notamment le martyre de Saint-Marcel. Fermé, le tableau est une Annonciation. Digne mais sensible sous une apparence rude, Guy-Pierre, ton guide en ces lieux s’est aussi laissé émouvoir par un parterre de fleurs (probablement des coquelicots), réalisé par des enfants et des personnes âgées dans le cadre d’un projet intergénérationnel : plantés par dizaines, ces jolies demoiselles en bouteilles recyclées égaient la pelouse et offrent un tapis coloré aux inévitables touristes à vélo lors des haltes sur les bancs publics, comme dans une chanson (de Brassens cette fois-ci).

eglisefleurey.JPG

Une Sainte et des chevaux à étage...

En suivant (ou pas d’ailleurs) les triangles de laiton qui parsèment les rues du village, représentant un détail d’une enluminure sur laquelle Fluvio (Fleurey) est une étape, on se balade à travers une palanquée de témoignages du passé, de part et d’autre des rives de l’Ouche et du canal : ancien prieuré Saint-Marcel, Domaine Mollerat, Le Castel, Château dit « du Prieuré »… dont beaucoup sont des résidences privées. Pour les dames du temps jadis (pensée à François Villon repris encore, par l’ami Georges!), voici Sainte-Jeanne de Chantal dont une villa porte le nom. Cette jolie maison de maître du XVIIème siècle, reprise en 1862 dans le style néogothique a connu plusieurs propriétaires : Bénigne Frémiot, président « à mortier » du parlement de Bourgogne (mortier désignant ici la toque de velours noir brodé d’or insigne de cette haute fonction et non un quelconque talent dans la maçonnerie), président du tribunal criminel… dans la maison, une inscription rappelle le passage de Jeanne François Frémiot, fille de Bénigne et veuve de Christophe de Rabutin, baron de Chantal, grand-mère de la marquise de Sévigné elle-même connue pour avoir échangé une correspondance nourrie avec son cousin Roger exilé sur ordre royal dans son château de Bussy-Rabutin… mais revenons à nos moutons ou plutôt à Jeanne qui fonda l’ordre de la Visitation et y gagna son auréole. Autre curiosité : le domaine Pérard, propriété de la famille de Girval depuis le XIXème siècle. Façade du XVIIIème siècle mais parc à l’anglaise, avec une curiosité : un plan incliné qui permettait d’accéder à cheval jusqu’aux pièces du premier étage et à la terrasse ornée de tilleuls ! Une version hippomobile du plus grand effet de notre banal ascenseur…

En suivant (ou pas d’ailleurs) les triangles de laiton qui parsèment les rues du village, représentant un détail d’une enluminure sur laquelle Fluvio (Fleurey) est une étape, on se balade à travers une palanquée de témoignages du passé, de part et d’autre des rives de l’Ouche et du canal : ancien prieuré Saint-Marcel, Domaine Mollerat, Le Castel, Château dit « du Prieuré »… dont beaucoup sont des résidences privées. Pour les dames du temps jadis (pensée à François Villon repris encore, par l’ami Georges!), voici Sainte-Jeanne de Chantal dont une villa porte le nom. Cette jolie maison de maître du XVIIème siècle, reprise en 1862 dans le style néogothique a connu plusieurs propriétaires : Bénigne Frémiot, président « à mortier » du parlement de Bourgogne (mortier désignant ici la toque de velours noir brodé d’or insigne de cette haute fonction et non un quelconque talent dans la maçonnerie), président du tribunal criminel… dans la maison, une inscription rappelle le passage de Jeanne François Frémiot, fille de Bénigne et veuve de Christophe de Rabutin, baron de Chantal, grand-mère de la marquise de Sévigné elle-même connue pour avoir échangé une correspondance nourrie avec son cousin Roger exilé sur ordre royal dans son château de Bussy-Rabutin… mais revenons à nos moutons ou plutôt à Jeanne qui fonda l’ordre de la Visitation et y gagna son auréole. Autre curiosité : le domaine Pérard, propriété de la famille de Girval depuis le XIXème siècle. Façade du XVIIIème siècle mais parc à l’anglaise, avec une curiosité : un plan incliné qui permettait d’accéder à cheval jusqu’aux pièces du premier étage et à la terrasse ornée de tilleuls ! Une version hippomobile du plus grand effet de notre banal ascenseur…

FLEUREY_16.JPG

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Publié le : Mercredi 02 août 2017
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